La problématique des espèces exotiques invasives

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Avec l'artificialisation des sols, les espèces exotiques invasives sont un des autres facteurs importants qui menacent la biodiversité.

Souvent plantées par méconnaissance dans les jardins des particuliers et dans les espaces verts, leur caractère pionnier et leur forte capacité à concurrencer la flore locale les conduisent alors rapidement à se répandre le long d'axes de circulation, en particulier les bords de route et les cours d'eau.

Les ripisylves (forêts galeries le long des cours d'eau) assurent de multiples services: les arbres protègent les berges des cours d'eau de l'érosion, assurent le rôle de bande tampon entre le cours d'eau et les cultures adjacentes; et enfin permettent tout simplement la vie dans le cours d'eau en apportant de l'ombrage, en régulant les variations de température de l'eau et abritent de nombreuses espèces.

Toutefois, ces continuités écologiques entre trame verte et trame bleue, peuvent localement être fortement dégradées par l'arrivée de plantes exotiques floristiques comme le Robinier faux-accacia et l'Ailante qui peuvent dominer la strate arborée, alors fortement appauvrie. Dans la couverture herbacée, la Renouée du Japon ou la Berce du Caucase peuvent rapidement étouffer toute autre plante. En outre, certaines plantes génèrent des problèmes de santé. Le contact sur la peau de feuilles de la Berce du Caucase peut provoquer d'importantes brûlures, tandis que l'Ambroisie est allergène.

Robinier faux-accacia (©Guillaume Ruiz)

 

La faune aquatique peut aussi être menacée par des espèces exotiques, comme la tortue de floride ou plusieurs espèces d'écrevisses exotiques.

L'Ecrevisse à pattes blanches, menacée par les écrevisses exotiques

L'Ecrevisse à pattes blanches est très sensible à la qualité de l'eau et des habitats aquatiques. On la trouve dans les cours d'eau à truites, souvent réfugiée au niveau des têtes de bassin et zones de sources, relativement préservées.

En France, elle subit malheureusement de plein fouet la concurrence alimentaire et la prédation des écrevisses exotiques introduites volontairement ou accidentellement dans les cours d'eau et plans d'eau. De surcroît ces dernières peuvent être porteuses saines d'une maladie en revanche létale à 100% pour les écrevisses à pattes blanches.

Depuis 2010, sur près de 12 km de cours d'eau, 15 populations d'écrevisses à pattes blanches ont été recensées sur le territoire du Parc et le bassin versant du Verdon.

Malheureusement, plusieurs populations ont déjà disparu, victimes de la peste de l'écrevisse. Le statut de l'espèce demeure globalement très précaire, alors que l'Ecrevisse de Californie (Pascifastacus leniusculus) continue de progresser et est observée dans de nouveaux cours d'eau.

 
Ecrevisse à pattes blanches (©Dominique Chavy)

 

Ecrevisse de Californie
 
L'Ecrevisse de Californie (©Théo Duperray), une espèce exotique problématique.

 

Dans le cadre de la démarche Natura 2000, un aménagement a été réalisé sur un affluent du Verdon, pour tenter de sauver une belle population d'écrevisses à pattes blanches menacée par la remontée d'une autre espèce d'écrevisse exotique, l'Ecrevisse américaine (Faxonius limosus). Malheureusement, cette intervention ne fut pas couronnée de succès.

 

Les espèces exotiques envahissantes: une menace pour la trame bleue

Carte de la répartition des espèces floristiques exotiques envahissantes sur le territoire du Parc

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